Caleluna

Peindre la banlieue

Expo-Peindre-La-Banlieu

A propos de

La Ville de Rueil-Malmaison accueille à l'atelier Grognard du 6 décembre 2016 au 10 avril 2017 une exposition offrant un panorama inédit de la diversité des représentations de la banlieue parisienne.

Qu'il s'agisse de représenter ses paysages naturels, ses loisirs ou son industrialisation, la banlieue a inspiré aux peintres des sujets et des interprétations plastiques jamais encore confrontés lors d'une exposition.

Près de 140 oeuvres seront dévoilées, signées d'artistes reconnus tels Monet, Caillebotte, Cézanne, Corot, Daubigny, Lhote, Gromaire, Dufy, Picabia... et de petits maîtres à découvrir comme Éliot ou Hervier.

Après l'exposition Reflets de la Seine impressionniste présentée en 2008 qui illustrait une nouvelle approche du paysage dans un contexte fluvial, l'atelier Grognard élargit son champ d'investigations à un territoire plus vaste sur une période plus longue, la banlieue parisienne du milieu du XIXe siècle aux années 1950.

Des abords de Paris jusqu'à un rayon d'une cinquantaine de kilomètres, sites ruraux et bords de fleuves ont séduit les peintres.

Leur attirance pour des coins de nature, pour certains non encore explorés, s'explique par le développement de la peinture en plein air, par le besoin de s'éloigner d'une vie parisienne bruyante et onéreuse pour certains, et par la recherche de nouveaux sujets, parfois liés à leurs recherches picturales.

La banlieue offre en effet plusieurs visages, sources de divers motifs pittoresques d'abord empruntés à la nature pour elle-même (sous-bois, rochers, arbres, prairies, champs cultivés) et à la vie rustique.

Avec la modernisation des moyens de transport, conjointement à l'essor de l'industrialisation et de l'urbanisation, les peintres de la nature deviennent des témoins de la modernité qui peu à peu transforme le paysage.

Certains paysages peuvent évoluer vers la scène de genre, liée au courant naturaliste (Maurice Éliot, Émile Cavallo-Peduzzi, Alphonse Lint).

La représentation de la banlieue peut aussi s'inscrire dans une démarche de dénonciation du « progrès », alors la palette s'assombrit et l'oeuvre se charge d'une connotation politico-sociale dès les années 1880 (Paul Signac, Armand Guillaumin et Maximilien Luce), pour s'affirmer dans la première moitié du XXe siècle (Albert Gleizes, Maurice de Vlaminck, Jean Lugnier, Jean Delpech, Jean Fautrier dans sa période figurative, Michel de Gallard, membre du mouvement qualifié de « misérabiliste »).

Ce sont tous ces motifs et ces approches picturales que l'exposition Peindre la banlieue s'attache à valoriser, mettant ainsi à l'honneur la place de la banlieue dans l'histoire de l'Art.

Carte de visite

Jusqu'au  avril 2017

Atelier Grognard
6, avenue du Château de Malmaison
01 47 14 11 63